samedi, juin 10, 2006

Que faut il regarder pour l'achat du matériel de kite d'occasion?



1/ Ailes

Première des choses : gonfler l'aile et la tester aussi!

L'état des coutures, du spi et des connections leur usure est un très bon indicateur sur l'état de santé de l'aile!

Vérifier que le millard du bord d'attaque ne se delamine pas.

Penser à vérifier l'état des lignes, si elles sont éffilochées, elles risquent de ne pas tenir longtemp.

Regardez bien l'état des connecteurs d'ailes, si la gaine protectrice est bien fatiguée, c'est un signe de grande utilisation.

Attention au marbrage du bord de fuite, s'il est important, l'aile a souvent flappée au sol (par contre le bleu marbre plus que d'autres couleurs!).

Attention aussi au sel et autres sables que vous retrouverez immanquablement dans le bord d'attaque au niveau des oreilles: phénomène dû a la pompe, risque d'explosion du bord d'attaque.



2/ Planches

Vérifier les ailerons, la carre backside surtout, les trous sur les rails et les surfaces.

Vérifier que la visserie n'est pas foirée: démonter les ailerons et les remonter. Il faut désserrer les vis des straps et tu les resserer pour voir si ça tient le coup.

lundi, juin 05, 2006

La taille du kite en fonction de la force du vent

Grand kite pour vent faible (light wind) : 10 à 15mph / 8,6 à 13 noeuds / 16 à 24 km/h

Kite moyen pour vent modéré : 15 à 20mph / 13 à 17 noeuds /  24 à 32 km/h

Petit kite pour vent fort : 20 à 25 mph / 17 à 21 noeuds / 32 à 40 km/h

Dérouler ses lignes de kite



Quelques rappels pour les débutants...

Une fois les lignes déroulées, séparer clairement les avants des arrières (les avants étant au milieu et les arrières aux extremités de la barre, et oui on dirige la voile en influant sur les arrières).

Saisir en premier les deux arrière pour les démêler jusqu'à leur extrémité. Ne pas prendre les quatre lignes en même temps, c'est plus compliqué.

Ensuite démêler les avants en répétant l'opération précédente.

Pour démêler, éviter de tirer sur les fils, mais plutôt de les faire passer entre le pouce et les autres doigts.

Donc les avants sont au milieu et les arrières aux extémités.

Les avants se connectent au bord d'attaque et les arrières sur le bord de fuite. Pour simplifier la tâche mieux vaut raisonner par côtés. Afin d'éviter les erreurs, mieux vaut commencer par connecter l'avant et ensuite l'arrière. Il faut bien penser à faire passer la ligne arrière sous l'aile et sous la ligne avant pour éviter d'éventuels twists.

Border/choquer d'une aile de kite

Gestion de la puissance de l'aile

Le border/choquer est le système de montage de la voile en 4 lignes qui permet de faire varier la puissance de la voile à partir de la barre de contrôle.



Les 2 fils qui coulissent au centre de la barre sont attachés sur l'avant de la voile. Les fils des extrémités de la barre sont fixés à l'arrière de la voile. Ainsi, il suffit de s'accrocher au bout de harnais central (qui correspond aux fils avants) et de détendre légèrement les bras pour que la voile bascule et diminue son angle de vol (incidence) par rapport au vent. Ce qui a pour effet de diminuer plus ou moins la puissance de l'aile.

Sur le dessin ci-dessus la voile est bordée à gauche et choquée à droite. On note que la direction de la traction change suivant la position de l'aile.

Lorsque l'aile est trop puissante il faut pousser/relâcher la barre! Oui, c'est antinaturel: il ne faut surtout pas s'agripper à la barre au risque de se faire entraîner en pleine puissance.

Réglage du trim

Toutes les ailes possèdent un système de réglage du border/choquer appelé "trim". Pour s'en servir il faut maintenir l'aile au zénith car c'est dans cette position que l'aile exerce le moins de resistance. Lorsque l'on tire la barre vers soi l'aile ne doit pas surborder.

Ce systèe sert aussi à gérer la puissance de l'aile. Plus on tire dessus, plus on choques et donc plus on diminue la puissance. Plus on relâche le border/choquer, plus on augmente la puissance de l'aile.
Ce système est utile lorsque le vent se renforce ou s'affaibli durant une session.

La barre de pilotage d'aile de kite


On ne pense pas toujours à mener une analyse approfondie de la barre de contrôle, pourtant, c'est l'interface permanente entre le kitesurfer et son aile. Une barre inadaptée peut vite devenir pénible voir gênante si elle ne correspond pas à l'aile utilisée.

La taille de la barre

Pour commencer, la taille de la barre doit être adaptée à l'aile pilotée. Pour une aile donnée, une barre de taille donnée aura le meilleur pilotage. Imaginons par exemple qu'une barre de 65 cm qui correspondra à une aile "X. La voile aura une maniabilité optimale moyenne en ne tenant pas compte du niveau du pilote. Mais il se peut fort bien que vous préfériez que la voile soit plus vive ou au contraire plus calme et tolérante à vos appuis. Pendant les rotations par exemple.
Si vous souhaitez rendre la voile encore un peu plus maniable, vous choisirez donc une barre de 5 à 10 cm plus longue.
L'effet est simple à comprendre. Pour un même mouvement que celui impulsé à la barre de 65 cm, le fil connecté à l'extrémité se déplacera de quelques centimètres de plus. L'effet est doublé puisque symétriquement l'autre extrémité se déplacera dans l'autre sens d'une même longueur. Ce qui produit donc très rapidement une maniabilité bien plus importante de la voile. Ou une réactivité amplifiée devrais-je dire.
Ce qui peut totalement changer le pilotage de l'aile. La voile décrira ainsi des courbes plus serrées. Ce qui permettra notamment à un débutant de faire décrire à sa voile des sinusoïdes plus serrées ou à un pilote avancé de faire osciller sa voile en cas de chute de vent. Cette maniabilité additionnelle étant particulièrement utile dans le vent léger ou pour les pilotes avertis qui souhaitent une voile ultra-réactive.

Le revers de la médaille, c'est que les pilotes de petite morphologie auront les mains éloignées des extrémités de la barre et le pilotage deviendra plus physique pour eux.

Inversement, une barre un peu trop longue peut handicaper le pilotage en rendant la voile sur-manoeuvrante. Ce qui s'avère particulièrement critique lorsque l'on est en phase d'apprentissage des sauts.
La sur manœuvrabilité est encore plus gênante lorsque l'on apprend à exécuter ses premières rotations. Dans ce cas, on a souvent tendance à s'appuyer à tort sur sa barre pour retrouver son équilibre, ce qui a pour effet d'envoyer l'aile en bord de fenêtre et de générer à chaque fois un crash pas possible !
Dans ce cas, l'usage d'une barre de tout petite taille est un bon choix. Vous pouvez êtes sûr qu'avec une barre de 50 cm il devient vraiment plus difficile de faire tourner sa voile par mégarde. Lorsque l'on manœuvre la barre par erreur l'écart entre les 2 fils reste plus raisonnable. Ce qui augmente la tolérance aux mauvaises manipulations pendant les rotations par exemple.

Le diamètre de la barre

Les premières barres de kitesurf qui sont arrivées sur le marché étaient construites avec des tubes de wishbone de planche à voile. Les diamètres de 30 mm environ étaient trop gros pour une bonne préhension. On a rapidement assisté à un régime généralisé qui a aboutit à l'utilisation de barres bien plus fines. Aujourd'hui la norme s’établit entre 25 et 27 mm environ. Voir plus fin pour certains wake-boarders en 2 fils.
Les pilotes munis de battoirs (grandes mains) choisiront des diamètres de 27 à 29 mm alors que les filles et les enfants préféreront des diamètres fins inférieurs à 26 mm. Une barre trop grosse ne permet pas de bien fermer sa main et une barre trop fine rend aussi la navigation inconfortable du fait que l'on rejoint sa paume avec les bouts des doigts.

Longueurs des lignes d'un kite


Question:

Pourquoi certains utilisent des lignes de 20m, d'autres 24 ou encore 27m? Est-ce dépendant de la surface de la voile? Est-ce que la longueur des lignes engendre un comportement différent (aile plus reactive si ligne plus courte, moins de prise de vent...) ?

Réponse:

Chaque aile a un comportement différent en fonction de la longueur des lignes, la moyenne est actuellement entre 20 et 24m. Pour les jumps et le cruising il ne faut pas avoir peur de rallonger. Pour les vagues et la maniabilité il vaut mieux raccourcir.

Quant c'est baston (beaucoup de vent) il vaut mieux racourcir les lignes, on n'est donc pas moins toilé mais l'aile ira plus vite en bord de fenêtre.
Dans des conditions normales l'aile sera plus réactive dans les vagues, mais les sauts seront un peu differents au niveau du timing.

Par contre mettre des ralonges de 10 m ça fait gagner dans la petole (pas de vent) et ça peux sauver une session ou le vent est un peu faible.

Le mieux c'est de prendre une barre avec des lignes de 20 a 24m et de prendre des rallonges de 3m.

On peut gagner 2 noeud avec les rallonge de 3 m par contre l'aile sera probablement plus lente.

mardi, mai 30, 2006

Qu'est-ce que le snowkite?


Cliquez-ici pour une belle explication.

dimanche, février 26, 2006

Un spot de kitesurf exceptionnel... au Kenya!

Nyali Beach, devenu connu depuis le Pro Tour et la Kenya Cup 2006.

Statistiques de vent exceptionnelles, spot magique (flat water and waves).

Et evidemment tous les bons côtés du Kenya.

Pour une description du spot, cliquer ici.

Pour quelques photos complémentaires cliquer ici.

Et enfin voici le site du club qui propose également des activités telles que windsurf, ski nautique, wakeboard...

samedi, janvier 21, 2006

Les meilleurs sauts lors du Great Downwinder

I wanna fly away... credits to mister Daniel

One foot s'il vous plaît...

Board off avec rotation...

Board off.

Unhooked et one-handed!

Joli grab simple.

Aaaaargh!

Railey unhooked.

Grab.

Board off à haute altitude. Merci Tahiti!

The master of jumps, Daniel is in the house.

Des photos de kitesurf en Australie

La plage envahie de kites.

Allez, on pompe!

Attention, décollage!

Mais pardi, pourquoi se grand sourire?

Allez, on navigue!

Ce n'est pas qu'un sport de mec...

jeudi, janvier 19, 2006

Quelques photos d'Australie

Le materiel sorti de la remorque...

Quelques voiles qui sèchent

A l'eau!

Remonter la plage à pied...

Le mariage de deux kitesurfeurs: nos amis Hollandais

vendredi, janvier 13, 2006

Photos d'Australie

Les barbecues

Les discussions/palabres pour savoir ce que l'on fait: rester sur la plage ou il n'y a pas de vent, aller monter le campement, aller en ville...

Les dunes

Une voile de 28m2

Des nanas qui font de la pub pour RedBull

Les séances d'étalage de crème solaire

Les feux de joie sur la plage

Marine, la kitesurfeuse française qui grandit en Australie. Une future championne de kitesurf.

Un embleme de ville Australienne: le big shrimp. Il y a aussi le big banana et bien d'autres a l'entrée de chaque ville.

Un coucher de soleil

Le tambour improvisé: Un jerican en plastique avec une lumière multicolore à l'intérieur

Une glacière improvisée. La soirée s'annonce... picole

La séance de réparation de voile

Les plages a perte de vue

mardi, décembre 13, 2005

L'histoire du cerf-volant


Cet article ne parle pas, bien sûr, du premier cerf-voliste mais de la première représentation que nous en avons.




PREMIERE DECOUVERTE
En juillet 1996, Peter Lynn était l'invité du festival de Kendari en Indonésie. Différentes ethnies locales étaient présentes. Sari Madjid et le gouverneur du Sulawesi Sud-Est avaient demandé aux Munas de présenter leurs techniques au monde du cerf-volistique. Leurs cerfs-volant étaient sophistiqués mais réalisés à base de matériaux naturels. Peter Lynn remarqua qu'ils ressemblaient à ceux fabriqués par les Maoris, un peuple de son pays, la Nouvelle-Zélande. Ces cerfs-volants ont une
structure et une forme que l'on ne rencontre nulle part ailleurs. Au détour des conversations, il fut surpris de les entendre utiliser le mot de "Manu".
Ce terme est également employé par les Maoris pour désigner un cerfvolant.
Il se rappela que les ancêtres des Maoris de Nouvelle-Zélande étaient des immigrants ayant transité, il y a 5000 ans par la Mélanésie et la Polynésie. Il se demanda alors si le cerf-volant ne pouvait pas être originaire d'Indonésie et plus vieux que ce que nous le pensions. Cette éventualité attendait sa confirmation par de nouvelles investigations ethnologiques et linguistiques.

RAPPEL HISTORIQUE
En histoire, les spécialistes ont trop souvent tendance à conclure de l'absence de documents l'inexistence d'une réalité. Or, dans de nombreuses cultures comme celle de notre monde Indoeuropéen, l'écriture est apparue tardivement, quand les hommes ont perdu leur capacité de mémorisation des textes sacrés.
Jusqu'à présent, la première mention de l'existence du cerf-volant date du 4e siècle avant J.-C.
En Chine, l'ingénieur Kungshu Phan raconte l'existence d'un cerf-volant en forme d'oiseau de bois. A la même époque, en Italie colonisée, le grec Archytas de Tarente relate la fabrication d'une colombe mécanique en bois. Dans une exposition récente en Allemagne, sur les jeux et jouets dans l'antiquité, un vase grec de la même époque et provenant de la même région d'Italie a été présenté comme peint avec la représentation d'une jeune fille jouant au cerf-volant. Un basrelief est également en cours d'expertise.

NOUVELLE DECOUVERTE
Les soupçons de Peter Lynn semblent se confirmer par la récente découverte d'une peinture rupestre dans une grotte d'Indonésie. Dans le Jakarta Post du 12 septembre 2002, Sari Madjid annonce à la communauté internationale du cerf-volant qu'une grotte avec des peintures de cerfs-volants a été découverte. Elle semble indiquer que le cerf-volant a pu évoluer en Indonésie et dans l'archipel de Malaisie indépendamment du reste du monde. Ceci est possible si l'on se réfère à sa forme ellipsoïdale originale, différente de tout ce qui est visible en Orient et en
Occident.
Le dessin, d'environ 30cm de hauteur, représente un cerf-voliste qui tire un cerf-volant avec double bridage typique de ceux de l'île de Muna. Il pourrait être daté de la période du mésolithique soit entre 5000 et 9000 ans avant J.-C.

L'histoire du kitesurf

Tout commence aux débuts des années 80. Bruno et Dominique Legaignoux sont deux bretons passionnés par la mer. Ils passent leur vie sur des bateaux, et savent qu'un cerf-volant qui va chercher le vent très haut, peut s'avérer être un moyen de propulsion plus efficace de les voiles. Véliplanchistes, surfers mais surtout visionnaires ils ont très tôt l'intuition du kitesurf, un croquis datant de 1985 le prouve. Mais rien n'est ne leur sera épargné. La mise au point est longue et délicate mais surtout les industriels contactés n'y croient pas. Soutenus par l'ANVAR, ils déposent néanmoins le brevet de l'aile marine (son atout est de pouvoir redécoller facilement si par malheur elle tombe) et prospectent des marchés comme celui des radeaux de survie.

Mais tout ça appartient déjà à l'histoire. Le déclic s'est produit en 1997 et le kitesurf s'est beaucoup développé depuis. On compte de nombreuses marques, des médias spécialisées et en France un réseau d'écoles où les débutants apprennent le règles de sécurité et le contrôle de l'aile. Bref le succès est là. Le coté spectaculaire de la discipline n'y est pas étranger. Qui n'a pas rêvé de glisser sur l'eau puis d'un coup de s'envoler ? Dernier point et non des moindres, le kitesurf intéresse plusieurs "communautés" de pratiquants. Les véliplanchistes, les surfers, les adeptes du wakeboard mais aussi les passionné de la neige. En effet, on a vu cet hiver des skieurs et des surfers jouer à remonter les pentes enneigées accrochées à une aile. Encore plus que les autres sports de glisse, le kitesurf est symbole de liberté, d'évasion et d'accomplissement personnel, loin de l'idée de performance absolue et de compétition véhiculée par les disciplines traditionnelles. Nouveau, complètement dans l'air du temps, symbolique et risqué (donc attirant), médiatique et visuel à souhait, le kitesurf a tout pour s'imposer.

samedi, décembre 03, 2005

Qu'est-ce que le kitesurf?

Le kitesurf est un sport de traction qui se pratique sur l'eau. Sport nautique à part entière, parfois appelé fly surf ou seulement kite (kite signifie en anglais cerf-volant), il consiste à être tracté par un cerf-volant, appelé voile, et à glisser sur une planche de surf réduite.

Autrement dit c'est un sport consistant à glisser et à sauter sur l'eau tracté par un cerf volant, le kite.



On est donc tracté ou soulevé par un grand cerf-volant nommé voile car c'est de la toile de spi utilisé sur les voiliers. La taille de la voile varie entre 7 et 16m2. La voile possède des "boudins", il s'agit de caissons que l'on gonfle d'air pour que la voile garde sa forme arrondie et puisse redécoller de l'eau.








La voile exerce sa force de traction sur un harnais que l'on passe autour de la taille, cela ressemble à un harnais d'escalade.








Pour glisser sur l'eau on utilise une planche dont la technologie est issue du surf, du snowboard et du wakeboard. C'est une planche rigide avec des straps dans lesquels on passe les pieds.








On contrôle la voile grâce à une barre qui permet de diriger la voile et de gérer sa puissance de traction. Lorsque l'on tourne la barre on change la position de l'aile, lorsque l'on tire/pousse sur la barre on borde/choque la voile pour plus ou moins de puissance. La barre possède également un système de sécurité qui permet de larguer la voile en cas de problème ou de relâcher toute la puissance instantanément.








Lorsque l'on surfe le poids du corps est donc en oposition avec la voile.
On avance donc dans le sens de la planche avec les épaules alignées avec la planche.








C'est très sympa de surfer mais encore plus de sauter, car contrairement aux autres sports on ne force pas contre la gravité puisque c'est la voile qui nous soulève. Le record est un saut de 9 secondes. Les sauts varient entre 1 et 10m généralement.